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dimanche 18 janvier 2015

5ème édition du nouvel an de la santé mentale : Pour un regard d’amour envers les malades du Cnhup


Les pensionnaires du Centre national hospitalier universitaire psychiatrique de Cotonou (Cnhup) sis à Jacquot ont célébré samedi dernier la 5ème édition du Nouvel an de la santé mentale (Nasam). Rassemblés autour des invités, ils ont passé d’agréables moments marqués par des jeux et des réjouissances diverses. 
Dorothée Kindé Gazard, ministre de la santé, Bénin
  La représentante des malades, après avoir exprimé sa satisfaction pour cette initiative, a remercié l’équipe dirigeante du centre pour ses actions à leur endroit. Après avoir déploré le manque d’ambulance, elle a mis l’accent sur l’insuffisance d’infrastructures qui rend difficile la tâche de l’équipe soignante. De son côté, le Pr Mathieu Tognide, directeur du Cnhup a exhorté l’assistance à s’intéresser de près à la vie des malades, car ils font partie intégrante de la population et ont besoin du regard d’amour de leurs concitoyens. « Le malade ne doit en aucun cas souffrir des prescriptions négatives encore moins de stigmatisations et d’ostracisme », a-t-il martelé. « Ensemble, il faudrait qu’on change nos comportements pour que les malades soient traités avec dignité », a-t-il poursuivi. Par conséquent, il promet, avec son équipe, mettre tout en œuvre pour l’épanouissement et l’équilibre psychique des malades.
Le Pr Dorothée kindé Gazard, a indiqué pour sa part que la santé mentale est une préoccupation majeure du ministère de la santé. Car, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), 20% des personnes sont affectées par une maladie mentale au moins une fois dans leur vie et les 80% restants souffrent de ce mal dont leurs proches sont atteints. « Tout le monde est donc concerné », a-t-elle déclaré avant de remercier les donateurs et particulièrement le parrain de cette 5ème édition du Nasam, l’honorable Yacoubou Malèhossou, qui est venu les bras chargés de vivres.
Au terme de la cérémonie, le centre de soins réservé pour les toxicomanes a été inauguré. 
Moïse DOSSOUMOU

mercredi 26 novembre 2014

Virus de la fièvre de Lassa au Bénin : La veille sanitaire instituée



Dorothée Gazard, ministre de la santé
Face à la presse hier, le Pr Dorothée Kindé Gazard, ministre de la santé et le Dr Youssouf Gamatié, représentant résident de l’Oms au Bénin ont présenté l’évolution de la situation à Tanguiéta, suite à la détection du virus de la fièvre de Lassa qui a occasionné 2 morts sur les 14 cas enregistrés au total au sein de l’hôpital Saint Jean de Dieu et la communauté avoisinante.
« Nous sommes en situation d’épidémie », a annoncé sans détour la ministre de la santé. Ainsi, grâce aux experts de l’Oms, de Cdc Atlanta et ceux de santé publique du Québec, des descentes ont été effectuées sur place à Tanguiéta pour refaire l’historique de l’apparition du virus. 170 sujets contacts  répertoriés seront suivis sur une période de trois semaines pour déceler d’éventuelles manifestations de la maladie. Faut-il le dire, aucun cas vivant n’existe à l’heure actuelle et le dernier décès remonte au 14 novembre. Néanmoins, la veille sanitaire instituée est toujours de mise. Le médicament servant pour le traitement est déjà disponible et envoyé  dans la région pour la prise en charge immédiate dès l’apparition d’un nouveau cas.
Le réservoir du virus de la fièvre de Lassa proche de celle d’Ebola est un rat à mamelles multiples. A cet effet, les services du ministère de l’élevage sont déjà sollicités par le ministère de la santé pour qu’une équipe de vétérinaires soit dépêchée sur les lieux afin d’investiguer sur cette espèce de rongeur. En de pareilles circonstances, les mesures d’hygiène simples telles que le lavage régulier des mains sont à promouvoir afin de prémunir les populations contre ce mal. 
Dans 80% des cas environ, l’infection humaine de la fièvre hémorragique virale de Lassa reste asymptomatique. La durée d’incubation varie de 6 à 21 jours. Le début des manifestations cliniques est en général progressif avec de la fièvre, un état de faiblesse généralisée et une sensation de malaise. Après quelques jours, les malades peuvent présenter des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies, des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, de la toux et des douleurs abdominales. Le taux de létalité est de 1% mais il atteint 15% chez les malades hospitalisés.
Les personnes les plus exposées au risque de cette maladie sont celles qui vivent en zone rurale, là où on trouve toutes sortes de rongeurs, notamment si l’assainissement laisse à désirer, surtout dans les endroits surpeuplés. En général, les êtres humains s’infectent par exposition au virus, comme toucher aux excrétas, mais le virus se transmet aussi lors du contact direct avec le sang, les urines, les fèces ou d’autres liquides biologiques d’une personne atteinte. Bonne nouvelle, le traitement spécifique à l’aide de la ribavirine est efficace s’il est administré au début de l’évolution clinique de la maladie.
 Moïse DOSSOUMOU

jeudi 20 novembre 2014

Mort du personnel de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta : La fièvre de Lassa, cause des décès enregistrés


Dorothée Gazard, ministre de la santé
Désormais, plus de supputations. Le mal qui frappe le personnel de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta est connu. Il s’agit de la fièvre de Lassa, dont les symptômes sont proches de ceux de la maladie à virus Ebola. Comme l’ont annoncé hier le Pr Dorothée Kindé Gazard, ministre de la santé et le Dr Youssouf Gamatié, représentant résident de l’Oms au Bénin, sur les 6 prélèvements effectués, 2 ont été déclarés positifs de cette maladie qui fait son apparition pour la première fois au Bénin. Déjà, il faut se rassurer du fait que contrairement à la maladie à virus Ebola, un traitement est disponible pour la fièvre de Lassa. Dès que le diagnostic a été établi, le ministère de la santé a tôt fait de commander le médicament qui sera réceptionné ce jour et ventilé à l’intérieur du pays. Mieux, tout le système sanitaire est déjà mobilisé pour prendre en charge les éventuels cas qui se présenteront.
 Les sujets contacts sont répertoriés et aucun d’eux ne présente les symptômes de la maladie. Néanmoins, le ministre demande avec insistance aux populations de se présenter dans les centres de santé dès l’apparition des premiers signes de cette affection, moins meurtrière que la maladie à virus Ebola mais potentiellement dangereuse. La représentation de l’Oms au Bénin et le ministère de la santé sont à pied d’œuvre pour reconstituer la chaîne de transmission de cette épidémie qui a coûté la vie à 5 agents de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta à savoir 2 infirmiers, 1 aide-soignant, 1 interprète et 1 médecin.

Aperçu sur la fièvre de Lassa selon l’Institut Pasteur
Le virus Lassa doit son nom à la ville du Nigeria où il a été isolé pour la première fois en 1969 chez une infirmière tombée malade après avoir prodigué des soins, et qui en mourut, après avoir contaminé deux autres personnels soignants. Le tableau clinique de la fièvre de Lassa est variable, depuis l’infection asymptomatique, très fréquente (80% des cas) à une fièvre hémorragique foudroyante. La maladie débute 6 à 21 jours après l’infection par des signes cliniques peu spécifiques : fièvre, vomissements, nausées, douleurs abdominales, céphalées, myalgies, arthralgies, asthénie. Dans les cas sévères, les symptômes s’aggravent ensuite, avec l’apparition d’oedèmes, de signes hémorragiques, d’épanchements péricardiques et pleuraux, et plus rarement d’encéphalites.
Le principal réservoir du virus Lassa est un petit rongeur péri-domestique appelé Mastomys natalensis. Le virus se transmet à l’homme par contact avec les excréments de l’animal (urines, fécès). Un grand nombre de ces rongeurs vivent à proximité, voire à l’intérieur des habitations, et leur taux d’infection peut aller jusqu’à 80%. Les contacts entre l’homme et le réservoir infecté sont donc très fréquents dans les villages, et le nombre de personnes infectées chez les individus vivant en zone d’endémie peut ainsi atteindre 50%. Le virus peut également se transmettre d’homme à homme, principalement dans un contexte hospitalier, par contacts cutané-muqueux avec les fluides biologiques d’un patient.
Moiïse DOSSOUMOU

mardi 4 novembre 2014

Election du nouveau directeur régional Afrique de l’Oms : Les chances et atouts de la candidate du Bénin


Dorothée Gazard, la candidate du Bénin compte briguer ce poste
Le Pr Dorothée Akoko Kindé Gazard du Bénin, le Dr Fatoumata Nafo Traoré du Mali, le Dr Matshidiso Moeti du Botswana, le Dr Jean-Marie Okwobele de la République démocratique du Congo et enfin le Pr Thérèse Aya N’dri Yoman de la Côte-d’Ivoire ; voilà les cinq aspirants à la succession du Dr Luis Gomez Sambo à la tête de la direction régionale Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Le processus de désignation qui a été enclenché depuis le lundi dernier s’achèvera ce jour en fin de matinée. En cette matière, l’Oms a une tradition qu’il convient d’exposer.

Le processus de sélection en questionRetour ligne automatique
Après l’appel à candidatures fait par le Dr Margaret Chan, directrice générale de l’Oms, les Etats intéressés ont déposé les candidatures de leurs citoyens en juin dernier. N’ayant pas reçu plus de cinq candidats, le processus pouvait prendre son envol notamment par les entrevues avec les candidats. C’est une étape cruciale qui permet aux électeurs de jauger des capacités techniques et professionnelles ainsi que des aptitudes des aspirants au poste. Retour ligne automatique
Le 7ème paragraphe de l’article 52 dispose que les entrevues consistent en un exposé sur un sujet librement choisi par le candidat. Chaque entrevue est limitée à 60 minutes, soit 30mn pour l’exposé oral du candidat et 30mn pour la phase des questions-réponses. Retour ligne automatique
L’ultime étape, le vote proprement dit, qui aura lieu dans la matinée de ce jour consacrera le sacre du successeur du Dr Luis Gomez Sambo. Le candidat qui recueille le moins de voix est éliminé au fur et à mesure jusqu’à ce qu’un candidat obtienne la majorité requise. Le nom de la personne désignée sera soumis au Conseil exécutif de l’Oms qui aura lieu en janvier 2015 en Suisse et qui devra entériner l’élection avant l’entrée en fonction le 1er février 2015.

Que vaut Kindé Gazard dans le starting block ?Retour ligne automatique
Sur le plan intellectuel, c’est la mieux capée de tous les candidats. Bardée de diplômes dans le domaine de la médecine, elle a toutes les compétences professionnelles requises pour accéder à cette fonction. Retour ligne automatique
Sur le plan de la gestion et de l’expérience, son parcours force l’admiration. En effet, elle fut médecin chef, chef de clinique, directrice du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), présidente du comité national de coordination du Fonds mondial pour la lutte contre le Vih/Sida, le paludisme et la tuberculose, ministre de la santé à deux reprises. Lentement mais sûrement, elle a gravi tous les échelons dans son domaine et espère à présent tenir les rênes de l’Oms pour le compte du continent pour les cinq prochaines années. Depuis une vingtaine d’années, elle arpente les couloirs de cette institution et participe régulièrement depuis trois ans à toutes les assemblées mondiales consacrées au secteur de la santé. Bien connue des milieux internationaux, c’est à juste titre qu’elle nourrit l’ambition de poursuivre son ascension.Retour ligne automatique
Sur le plan politique, comme chacun le sait, elle n’est membre d’aucun parti politique et cela lui confère l’aptitude nécessaire pour se prononcer en toute neutralité. D’ailleurs, sa présence au gouvernement se justifie par le lobbying des partenaires techniques et financiers.Retour ligne automatique
Ces atouts qui font d’elle le meilleur profil pour occuper le poste de la direction régionale Afrique de l’Oms ne suffisent pas. Il lui faut également compter sur certains appuis pour augmenter ses chances. Et sur ce terrain aussi, ses arguments ne sont pas négligeables. Le soutien de Bill Gates, l’un des grands décideurs de ce monde et de l’Allemagne, un des grands financiers de l’Oms ne lui font pas défaut. Distinguée par la prestigieuse université américaine Harvard et le Rotary international, elle sait pouvoir compter sur leurs lobbys respectifs tout comme sur celui du clergé catholique. Awa Coll Seck, ministre de la santé du Sénégal, par ailleurs présidente de la 64ème session du comité régional de l’Oms pour l’Afrique, ancien coordonnateur de l’Onusida compte parmi ses alliés de taille. Malgré la présence de deux autres candidates dans la région ouest africaine, elle pourra compter sur l’appui de plusieurs pays de l’espace Cedeao. Retour ligne automatique
Alors, 10 délégations ayant manqué à l’appel sur les 47 attendues, il reste à espérer que toutes ces considérations l’emportent afin que la majorité des 37 votants présents au Bénin se prononce en faveur de sa candidature.
Moïse DOSSOUMOU