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mercredi 29 avril 2015

Coup de filet de la police nationale : 132 balles de coton volées à Ouagadougou interceptées à Cotonou



Les mis en cause présentés ce jour au procureur de la République
 L’insécurité transfrontalière refait surface dans la sous-région. Cent trente-deux balles de coton fibre détournées à Ouagadougou au Burkina-Faso ont été interceptées à Cotonou au Bénin par les éléments de la brigade de recherche et d’investigation (Bri) du commissariat central de Cotonou. Une opération dirigée de main de maître par le contrôleur général de police Sessi Louis Philippe Houndégnon, Directeur général de la police nationale. En effet, c’est l’un des informateurs du chef de la police béninoise en service au Burkina-Faso qui a donné l’alerte depuis plusieurs jours. Les véhicules gros-porteurs qui convoyaient les balles de coton fibre sont alors filés sur le territoire béninois. A la hauteur de Godomey-Togoudo dans la commune d’Abomey-Calavi, l’un des camions interceptés a marqué un arrêt et s’est ensuite rendu à Womey où il a déversé vingt-deux balles de coton fibre. Ainsi, les éléments de la Brigade de recherche et d’investigation du commissariat central de Cotonou y ont effectué une descente surprise. Ils ont arrêté le conducteur du véhicule, le nommé Boukary Ouédraogo et l’opérateur économique  chez qui, il devrait entreposer les balles de coton fibre, a pris la clé des champs. Aussi, un autre transporteur de ces balles de coton, membre du réseau, a-t-il été pris en flagrant délit de déchargement de l’or blanc à un expatrié qui est aussi en cavale. Celui-ci a pour nom Pierre Ouédraoga (Le frère de l’autre). Par ailleurs, le gros lot a été conduit au port autonome de Cotonou et embarqué dans des conteneurs pour une destination étrangère quand les éléments du Directeur général de la police nationale, le Contrôleur général de police Louis Philippe sessi Houndégnon, ont mis la main sur le cerveau de la bande, Adama Tiétenga de nationalité Burkinabé.  

Adrien TCHOMAKOU


jeudi 5 février 2015

Coup de filet de la police nationale : Trois braqueurs arrêtés avec des armes


Des armes des braqueurs saisies par la police nationale

 La police nationale vient de démanteler un vaste réseau de braqueurs à Akpakpa-Dodomey. Elle a mis la main sur trois individus qui n’hésitent guère à tirer à bout portant sur leurs victimes avant d’emporter leur butin. Les éléments de la Brigade de recherches et d’investigations (Bri) du commissariat central de Cotonou, de la Brigade anti-criminalité (Bac) de Cotonou et du commissariat de police d’Akpakpa-Dodomey ont réussi à les appréhender dans la journée d’hier. En effet, ces vils individus qui ont cambriolé la pharmacie Jak à Akpakpa, il y a quelques jours, ont été rattrapés par les forces de sécurité publique quand ils s’apprêtaient à attaquer une boutique de la place. Ces divorcés sociaux ont, par ailleurs, arraché la moto et les portables d’un citoyen qui rentraient chez lui, dans la nuit du mardi au mercredi dernier. De sources policières, ces malfrats qui sèment la terreur ces derniers jours à Akpakpa sont actuellement gardés à vue en lieu sûr et les armes qu’ils utilisent pour opérer ainsi que leurs gris-gris sont mis sous scellés. Ils ont fait de graves révélations qui ont permis aux éléments du contrôleur général de police Louis Philippe Houndégnon, Directeur général de la police nationale, d’ouvrir une enquête complémentaire. Selon les recoupements, ils seront présentés au procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou dans les tout prochains jours.
 Adrien TCHOMAKOU

dimanche 18 janvier 2015

Insécurité autour des équipements de Bénin Télécoms : Jean Dansou déclare la guerre aux voleurs de câbles


Jean Dansou Gbéto, ministre de la communication du Bénin
 
Le Ministre de la communication, des technologies de l’information et de la communication, Jean  Gbéto Dansou  a effectué les jeudi 15 et vendredi 16 janvier derniers, une descente sur les sites des chantiers abandonnés dans les départements de l’Ouémé Plateau, Zou et Mono-Couffo. A Porto-Novo, première étape de sa visite, il a fait l’amer constat du vol permanent  des câbles  de Bénin Télécoms, un peu comme ailleurs dans la ville, où  le chantier de construction de la représentation locale de l’Agence Bénin Presse (ABP) est resté inachevé depuis plusieurs années. « On ne peut accepter que des équipements chèrement acquis par l’Etat soient exposés à des vols », s’est-il indigné. Il a par ailleurs invité le responsable en charge de la construction de la clôture d’ABP Porto-Novo à régulariser très rapidement cette « triste situation». Le ministre de la communication Jean Gbéto Dansou s’est également imprégné de l’ambiance qui prévaut au niveau des guichets des agences de la Poste du Bénin et de Bénin Télécoms de Porto-Novo,  Bohicon, Abomey et Lokossa. Les problèmes posés sont relatifs au besoin pressant de renforcement des capacités des agents en vue d’un meilleur rendement.  A   l’agence centrale de la Poste à Abomey, le Ministre Jean Gbéto Dansou a été  très heureux de lancer une session de formation  sur le thème «  Ecoute Client » qui a démarré  dans la matinée du vendredi dernier. Cette formation a été organisée à l’intention des chefs d’agence des communes  du Zou, des Collines,  du Mono et du Couffo. « Cette formation s’inscrit dans les nouvelles réformes engagées au niveau de la Poste du Bénin pour changer les méthodes de travail, renforcer les infrastructures et le capital humain » a précisé à ce niveau, le Directeur général de cette entreprise publique, Parfait Agblonon. « Je suis satisfait de tout ce que je viens de voir et d’entendre, nous allons poursuivre les réformes et les actions  pour que la Poste du Bénin retrouve sa place dans le développement  économique du Bénin », a-t-il conclu.
 Rendre les radios locales plus performantes et professionnelles
« Depuis que notre radio a été créée en 2003, c’est pour la première fois qu’un ministre de la communication nous rend visite ». Ainsi  s’est réjoui Sylvain Hounsa, l’un des responsables d’Alléluia Fm  jeudi dernier à Porto-Novo lors de la descente de la délégation ministérielle dans  leurs locaux. Le ministre  Jean Gbéto Dansou n’en était pas moins heureux, satisfait de voir que les animateurs de cette radio confessionnelle travaillent avec beaucoup de « sérieux ». En visitant tous les compartiments de cette radio, il n’a pas non plus caché sa joie quant à l’organisation interne du travail. « Vous êtes un modèle en matière de radio et je loue votre professionnalisme ». Au siège de la radio Ecole,  où le ministre et sa délégation se rendront par la suite,  la satisfaction fut encore plus grande face au travail qui y est abattu au quotidien sous la conduite du maître des lieux,  le journaliste Soulé Issiaka. Le ministre Jean Dansou lui a rendu sur place un grand hommage, tout en appelant les étudiants en journalisme présents sur les lieux à se servir de lui  comme un exemple. « Aujourd’hui, avec tous les changements en cours, il n’est plus possible d’être un journaliste non professionnel » a-t-il affirmé.
 Dans les locaux de Tv Carrefour à Bohicon, de Royal Fm à Abomey, ou encore à Radio Lalo et puis à Mono Fm de Lokossa,  le ministre  Jean Gbéto  Dansou a pu s’imprégner des réelles conditions de travail des personnels des radios locales du Bénin. S’il s’est dit impressionné à des endroits donnés, où beaucoup  d’efforts sont faits, à  Radio Lalo par exemple, où les conditions de travail demeurent difficiles. Et il a promis œuvrer  pour que des solutions appropriées y soient apportées dans un bref délai. Si dans l’ensemble, Jean Gbéto Dansou  se dit satisfait du travail qu’abattent les radios locales au quotidien, il entend les appuyer davantage pour les rendre plus performantes et plus professionnelles.

dimanche 26 octobre 2014

Bénin : Cambriolage au tribunal d’Abomey-Calavi : Déclaration de l’Unamab



Il est parvenu au Bureau Exécutif de l’Union Nationale des Magistrats du Bénin (BE/UNAMAB) qu’une quinzaine de bureaux a été cambriolée au tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi, dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 octobre 2014, alors que ledit tribunal était gardé par des agents de la gendarmerie nationale. Pour s’introduire dans l’enceinte du bâtiment abritant ce tribunal, les cambrioleurs ont forcé et défoncé la grille de sécurité d’une fenêtre côté nord.
L'insécurité s'invite aussi dans l'univers de la justice au Bénin

Le bilan provisoire révèle:
-la disparition de l’ordinateur portatif du juge du 3ème cabinet d’instruction;
-la disparition de l’enregistreur d’images de la camera de surveillance du Président du tribunal;
-la disparition de certains scellés;
-la destruction du coffre-fort du greffier en chef.
Pire, aussi curieux et absurde que cela puisse paraître, ces cambrioleurs atypiques se sont attablés dans le bureau du Procureur de la République où ils ont mangé et bu tout ce qu’y avait de disponible dans son réfrigérateur.
Cette rocambolesque attaque du tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi n’est qu’un maillon de la longue chaîne d’actes de vandalisme perpétrés, depuis peu, contre les magistrats.
En effet, il y a quelques mois, la résidence de madame le Président de la Cour d’appel de Parakou a été nuitamment visitée par des individus inconnus, alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir la session de la Cour d’assises relative à l’assassinat du juge Sévérin COOVI.
A Natitingou, dans la nuit du 6 au 7 août 2014, le véhicule et la résidence, respectivement du juge du 1er cabinet d’instruction et du 1er substitut du Procureur de la République du tribunal de cette ville ont été cambriolés.
Dans la nuit du 11 au 12 août 2014, le véhicule du juge du 1er cabinet d’instruction a été, à nouveau, attaqué.
Comme si ces actes d’intimidation savamment orchestrés ne suffisaient pas, à Lokossa, le Procureur de la République, après avoir découvert des serpents missionnaires dans son véhicule et au bureau, du retour d’un séminaire tenu à Bohicon, a constaté, le cambriolage, dans la nuit du 15 au 16 septembre 2014, de sa résidence ainsi que la disparition de ses effets vestimentaires.
Ces faits et actes aussi étonnants que curieux sont malheureusement révélateurs d’un véritable plan de déstabilisation de la justice. C’est pourquoi, informée courant mai 2013 par les hautes autorités en charge de la sécurité dans notre pays que des assassinats de magistrats sont programmés dans les juridictions, l’UNAMAB, après avoir sollicité en vain la sécurisation responsable desdites juridictions ainsi que la sécurité des magistrats, a déclenché et observé plusieurs mois de grève. Le gouvernement, sans chercher à dialoguer encore moins à discuter sérieusement avec l’UNAMAB de cette question vitale, a fait appel à sa majorité parlementaire pour vilipender et humilier les magistrats à travers une proposition de loi liberticide tendant à leur retirer, non seulement le droit de grève mais aussi la liberté d’association, pourtant reconnus et garantis par la constitution du 11 décembre 1990 en ses articles 25 et 31. Lors de l’étude en plénière de cette proposition de loi anti-magistrats, contre toute attente, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme a affirmé que les magistrats béninois sont plus en sécurité que leurs homologues français et que leur la grève est hautement politique.
Il ressort de ces propos que le Gouvernement feint de ne pas mesurer à sa juste valeur l’épée de Damoclès qui plane sur la vie des acteurs de la justice ainsi que sur celle de leurs familles.
Dans son combat pour assurer plus de sécurité aux juridictions et à leurs acteurs, l’UNAMAB n’entend pas baisser la garde.
Convaincue que la lutte constante reste la meilleure solution à toute velléité de déstabilisation d’où qu’elle vienne et quels qu’en soient les auteurs, elle invite ses militants à rester mobilisés pour les prochaines batailles qu’impose à chaque magistrat une justice sécurisée et réellement indépendante.
Fait à Cotonou, le 24 octobre 2014