Les forces de sécurité et de défense béninoises,
objet de toutes les attentions les 1er août de chaque année ont
encore sacrifié à la tradition...
La ville de Cotonou a abrité les manifestations
officielles entrant dans le cadre de la commémoration des 55 ans d’accession du
Bénin à la souveraineté internationale. En dehors du dispositif sécuritaire mis
en place pour bloquer les voies d’accès à la place de l’Etoile rouge 3 jours plus
tôt, il y a eu un fort détachement pour veiller au grain ce matin du samedi 1er
août 2015. Une grande bâche sur
l’esplanade de l’Etoile rouge abritant les invités de marque fait face au
boulevard des armées où doit se dérouler le défilé militaire. Autorités
politico-administrative et traditionnelle, la hiérarchie des forces de sécurité
et de défense, les représentants des corps diplomatiques, journalistes et
autres curieux, tous ont effectué le déplacement de la place de l’Etoile pour assister
aux manifestations officielles marquant la commémoration des 55 ans
d’indépendance du Bénin. Il sonnait environ 9h30 quand l’on annonça la venue du
Chef de l’Etat et de son hôte, le président nigérian, Mohamadou Buhari. Le 1er
ministre, Lionel Zinsou quitte la tribune officielle et entreprend d’aller à la
rencontre de la délégation présidentielle. A mi-chemin, il fera un détour pour
présenter ses civilités aux têtes couronnées. Une quinzaine de minutes après,
Yayi et Buhari descendent du véhicule de commandement. Ils reçoivent les
honneurs militaires sous des coups de canon et il s’en suit l’exécution des
hymnes des deux pays. Des salutations avec le premier ministre, et la
délégation se dirige vers la tribune officielle où attendaient déjà une forte délégation
parlementaire avec à sa tête le président Adrien Houngbédji assis aux côtés des
présidents de la Cour Constitutionnelle et de la Cour suprême.
7 nouveaux généraux
Avant l’ouverture du défilé militaire
proprement dit, le Chef de l’Etat a élevé 7 officiers des armées au grade de
général de brigade : 2 à la police nationale (Le Directeur général de la
police et son adjoint), 2 chez les eaux et forêts (Le Directeur général des
eaux et forêts et son adjoint) et 3 à la douane (Le Directeur général de la
douane, son adjoint et un ancien directeur de la douane). A en croire quelques
officiers, c’est la première fois qu’au niveau des forces paramilitaires, l’on enregistre
des généraux dans le corps des douaniers et des eaux et forêts. Ceci, grâce à
la nouvelle loi portant statuts particuliers des forces paramilitaires.
Le
défilé….
Les
élèves du Lycée militaire des jeunes filles de Natitingou suivies de ceux du Prytanée
militaire de Bembérèkè et des élèves officiers de Toffo ont ouvert le bal. Les
forces paramilitaires telles que les douaniers, les forestiers, les policiers
et les militaires ont tour à tour battu le macadam par leurs démarches sous
l’admiration des spectateurs. Des unités spécialisées de la police nationale
aux unités de l’armée de terre en passant par les unités spécialisées de la
gendarmerie nationale, les spectateurs et officiels ont eu droit à plusieurs
démarches démontrant la force, l’assurance, la victoire et la puissance à
vaincre les malfrats et les ennemis. Le détachement des commandos parachutistes
a mis fin au défilé pédestre.
Le défilé motorisé, la deuxième et
dernière partie de cette fête a permis aux différentes unités d’exhiber leurs
équipements pour la défense et la sécurité du Bénin. Des véhicules anti-émeute
aux véhicules de sécurisation des frontières en passant par des véhicules de
lutte contre la piraterie maritime, les Béninois ont contemplé tous les
investissements faits au niveau des forces armées pour assurer la sécurité des
personnes et des biens. «Ce que nous voyons à ce défilé n’est qu’un échantillon
des équipements dont disposent les forces armées béninoises. On ne peut pas
tout exposer. Cela veut dire que notre pays est suffisamment armé pour défendre
et assurer la sécurité de tout le monde en cas d’agression», a rassuré le
capitaine Gbègan. Au terme de ce défilé qui a duré environ deux heures
d’horloge, les délégations officielles se sont retirées et la circulation a
repris son cours.
Houndégnon, l’exception et le
mérite
La
promotion au grade de général de brigade du désormais ex-contrôleur général de
police, Louis Philippe Houndégnon a été l’évènement de ce premier août. Et pour
cause. Avec cette promotion, Louis Philippe Houndégnon devient à 44 ans, le
plus jeune général de Brigade de l’histoire des forces de sécurité et de
défense du Bénin. Le couronnement d’un mérite. En tout cas, l’homme a un
parcours exceptionnel. Dans l’exercice de sa mission Républicaine, il a passé
deux ans à la tête du commissariat d’arrondissement d’Agla à Cotonou et a
dirigé pendant huit ans le corps d’élite Recherches, actions, interventions et
dissuasions (Raid) de la police nationale. Ses prouesses à la tête de cette
unité sont légendaires. A la clé, des arrestations de plusieurs malfrats sur
toutes l’étendue du territoire national dont entre autres les communes de Parakou,
Abomey-Calavi, Bohicon, Dassa-Zoumè, Glazoué, Porto-Novo, Ouidah, Kandi et
Malanville. Ses compétences lui ont valu la prise des rênes du commissariat
central de la ville de Cotonou le 10 novembre 2010 et depuis le 11 avril 2013
la Direction générale de la police nationale (Dgpn). L’homme a plusieurs faits
d’armes à son actif. Les arrestations des braqueurs et cambrioleurs du Trésor
public de Cotonou, de Sagga security de Pahou, de Sophabé et bien d’autres sont
à inscrire dans son palmarès. A ce poste de Dgpn, Louis Philippe Houndégnon
imprime ses marques. Il a déjà géré les plus grandes enquêtes au sommet de
l’Etat. A juste titre, on peut évoquer les dossiers de tentative d’empoisonnement
du Chef de l’Etat et de coup d’Etat. Natif de la commune de Dassa-Zoumé, marié
et père de trois enfants, le général de brigade, Louis Philippe Houndégnon
vient ainsi de succéder au général Maïga Anki Dosso, appelé à faire valoir ses
droits à la retraite. Pour cette promotion, le Directeur
général de la police nationale a exprimé toute sa reconnaissance au Chef de
l’Etat, au ministre de l’intérieur, Placide Azandé et au ministre des finances,
Komi Koutché.
Une communication à la hauteur
Le ministère de la communication, des
technologies de l’information et de la communication à travers la Direction
général du développement des médias (Dgdm) a pleinement joué sa partition dans
l’organisation des manifestations entrant dans le cadre de la commémoration des
55 ans d’accession du Bénin à la souveraineté internationale. En dehors de la
télévision nationale et de la radiodiffusion nationale qui ont assuré la
retransmission en direct de l’évènement pour permettre aux Béninois de vivre en
temps réels la manifestation, c’est également toute la presse privée qui a été
mobilisée pour la cause. La Dgdm, sous la direction de Ermest Gbguidi a
facilité leur accès au lieu où doit se tenir le cérémonial, mais aussi l’accès
à l’information. Le ministre Etienne Kossi peut se féliciter du succès du volet
communication de la commémoration de ce 1er à Cotonou.


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