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mercredi 8 avril 2015

Atelier sur la convention des droits de l’enfant : Pour la validation du 3ème rapport


Les acteurs sont soucieux du bien-être et de la protection des enfants

 Le 3ème rapport alternatif de la société civile sur la mise en œuvre de la convention relative aux droits de l’enfant est  validé. C’était  à l’issue d’un atelier organisé hier à l’Infosec par le Comité de liaison des organisations sociales de défense des droits de l’enfant (Close). A en croire Norbert Fanou-Ako, coordonnateur de Close, ce rapport fait le point du respect de la convention des droits de l’enfant par le Bénin. Au dire du coordonnateur, le Bénin fait partie des premiers pays à ratifier cette convention, mais il est en retard par rapport au bilan de son application. Raison pour laquelle aussitôt validé, ce rapport sera transmis au comité des droits de l’enfant sise à Genève en Suisse.
Après avoir rappelé le processus et la méthodologie utilisée, Norbert Fanou-Ako a rassuré tous les participants à cet atelier que ce rapport a été élaboré par un comité scientifique avec l’appui technique et financier de la fondation Educo. Il reflète donc la réalité de la vie des enfants au Bénin. Néanmoins, il s’avère important d’avoir les amendements des acteurs de la lutte pour le respect des droits de l’enfant afin de parfaire sa qualité. A en croire Cristina Rodrigo, représentant de Educo, depuis que le Bénin a ratifié la convention des droits de l’enfant, c’est la première fois que les organisations de la société civile se mettent ensemble pour présenter un rapport sur son respect. Elle a à cet effet réitéré le soutien de sa structure à tout le processus jusqu’à la transmission de ce rapport au comité des droits de l’enfant à Genève car, «ensemble, on a l’assurance et on est plus fort», a-t-elle conclu.  

mardi 27 janvier 2015

Assemblée nationale : La loi portant Code de l’Enfant au Bénin votée


Les enfants béninois sont désormais protégés par une loi

Les députés ont voté hier par 48 voix pour, 00 contre et 00 abstention, la loi portant Code de l’enfant en République du Bénin. Ceci, après 3 jours d’examen en plénière du rapport de la Commission de l’Education, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires sociales présidée par le député Epiphane Quenum sur la proposition de loi initiée par le député Félicien Chabi Zacharie. Il n’est de secret pour personne que des situations telles que le phénomène de ‘’vidomègon’’, la traite des enfants, le trafic économique des enfants, le travail des enfants, sont légion au Bénin. Il fallait donc un Code pour protéger l’enfant béninois. «…Le souhait du législateur béninois et de tous ceux qui travaillent dans le domaine de l’enfance d’avoir un Code de l’enfant date de 20 ans. Ce code de plus de 423 articles a prévu toutes les étapes ; avant la naissance de l’enfant jusqu’à sa maturité. L’identité de l’enfant a été protégée avec une exigence de déclaration de la naissance de l’enfant avec preuve à l’appui dans les 21 jours suivant l’accouchement. Dans le code, l’avortement est formellement et sévèrement puni et passible d’une peine d’emprisonnement de 5 ans à 20 ans  sauf dans les cas des interruptions thérapeutiques de grossesse sur autorisation de l’officier de l’état civil… », a déclaré le président de la Commission de l’éducation, Epiphane Quenum après le vote de la loi. C’était au cours d’un point de presse qu’il a donné en présence des membres du Réseau des structures de protection des enfants en situation difficile (Resped). «…Vous êtes géniteur de l’enfant, mais l’enfant ne vous appartient pas. L’enfant est un bien de l’Etat. L’enfant a droit à un certain nombre de soins que doivent lui garantir non seulement l’Etat, mais aussi ses parents. L’enfant est protégé contre toute pratique pouvant porter atteinte à son intégrité physique et morale. Les enfants doivent rester à l’école jusqu’à la fin du cycle primaire. L’enfant est protégé contre la mendicité, les abus sexuels, le mariage forcé, la pédophilie, le tourisme sexuel, la grossesse précoce, l’infanticide, la zoophilie, les mutilations sexuelles… », a ajouté le député Epiphane Quenum. Le code de l’enfant au Bénin, prévoit non seulement des dispositions pénales, mais aussi les obligations de l’Etat envers l’enfant. «…L’Etat doit assumer la scolarisation de l’enfant, ses soins primaires. L’Etat doit mettre en place un certain nombre de structures pour accueillir et protéger les enfants en situation difficile… », a dit le député Epiphane Quenum. 
Karim Oscar ANONRIN