Tout va mal. De mémoire d’homme, les Béninois n’ont jamais été aussi malheureux. Obligés qu’ils sont, depuis des semaines, de composer avec un manque criant d’énergie électrique, d’essence et parfois même de l’eau. Et de ces trois denrées qui manquent cruellement à l’appel des populations, l’énergie électrique est d’une grande importance car, sans elle, les pompes des stations-service et le centre de traitement des eaux seraient difficilement fonctionnel...
Et parlant d’énergie électrique, les
Béninois ne peuvent qu’être furieux. Déçus que les promesses quant à la centrale
électrique de Maria Glèta qui devrait permettre au Bénin d’être plus ou moins indépendant
de ses fournisseurs que sont le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Nigeria ne soient
à la fin qu’une chimère. Une illusion qui visiblement n’est utile à rien en ces
temps de délestage sauvage. Et comment en est-on arrivé à ce gâchis de 42
milliards nommé Maria Gléta ? Le président Boni Yayi, son ministre de l’énergie
de l’époque, Sacca Lafia et le Directeur général de la Sbee au moment des
faits, Godfroy Tchékédé doivent situer les populations. Ils ne peuvent plus
continuer à se taire face au drame que vivent leurs compatriotes du fait de
l’absence d’énergie électrique pour leur permettre de travailler à plein temps,
se soigner dans les hôpitaux, éclairer leurs maisons et même s’informer ou se
divertir. La coupe est pleine.
Un scandale à élucider
Le scandale Maria Gléta est tellement
énorme et les lamentations des populations de plus en plus excessives que Boni
Yayi, Sacca Lafia et Godfroy Tchékédé doivent monter au créneau pour dire au
peuple ce qu’ils savent de ce dossier. Ce
qui est certain, il faut être aveugle pour ne pas remarquer que les Béninois
ont eu droit à un gaspillage de leurs ressources dans un projet qui, pour ceux
qui ne le savent pas encore, fait quinze fois le scandale du projet Ppea II. Et ce ne sont pas
les parents des personnes décédées dans les hôpitaux à cause du manque
d’énergie électrique ou d’eau qui feront facilement leur deuil sans qu’on ne
leur explique le pourquoi de cette situation chaotique. En tout cas, jusqu’ici,
face à ce qu’est devenu Maria Gléta, l’ancien ministre Kamarou Fassassi avec
ses groupes du Ghana est un sympathique ‘‘contrebandier’’. Trop, c’est trop. Le
peuple martyrisé, privé de tout sans aucune explication veut comprendre avant
de juger par lui-même. Qui a dit que nous étions à l’ère de la reddition des
comptes ? C’est le moment de le prouver.
Angelo DOSSOUMOU S.
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